cointises
Mille enim Milites et amplius vestiti serico, ut vulgariter loquamur, Cointises, in nuptiis ex parte Regis apparuerunt.Galli
Comptos, unde vocis origo.
Coant: quod idem significat.
Cointoier, pro
ornare, in Statutis S. Ludovici lib. 1 :
Et son lit et sa robe à Cointoier, et un fermail, etc.In libro MS. cui titulus,
Le livre des Moralitezponitur
Cointiseinter virtutes : ubi sic describitur :
Honesté est departie en 4. Choses, en Cointise, en forche, en droiture, en atempranche. Cointise est une vertu qui fait connoistre les bonnes choses des mauvaises, et enseigne à departir les unes des autres.
Cointiseapud Matthæum Paris. Sunt enim vestes elegantiores, et levioris materiæ, cujusmodi sunt saga militaria ex serico vel subtiliori alio panno : et vittæ tenuiores, aut lemnisci, quibus cassides, hastæ, et equi ipsi exornabantur. Quo sensu vocem
Cointiseperpetuo usurpat Willelmus
Guiartin Hist. Franc. MS. Sic enim ille ad ann. 1195 :
Sub ann. 1304 :La ot tante enseigne orfresée Du lonc des rencs en lair assise, Tant hyaume brun, tante Cointise De soie parfaite et tissuë.
Infra describens navalem Francorum exercitum ante Ziriczeam :Cil Escuier ot le jour mise Sus ses armes une Cointise De gueules sans euvres tremées Fors molettes d'argent semées.
Alibi :Couleurs jaunes, indes, et rouges, Vers, vermeilles, et desguisées Peuvent ileuc estre avisées Es Cointises qui leur apendent.
Sub ann. 1268 :La nef croist, galies chancelent, Qu'en ajoignant des hors assises, De tuniques et de Cointises.
Et ann. 1304. de prælio in Monte Pabul. commisso, hasLa veissiez Cointises bruire, Et aval le vent freteler.
Cointisasbelle describit :
Les atours de diverses guises, Les paremens et les Cointises, Dont li flos d'eus est assené, Ne deviseroit homme né, Comment que il i entendist, Le pais luist et resplendist, Aussi clerement comme espars, De gens armez de toutes pars. Car le soleil s'est embatus, Es garnemens à or batus, Que cil ont sur leur armeures A beles entrelaceures, Si tres gentes que c'est merveille, De soie inde, blanche, vermeille, Jaune, vert, sore, ardant et perse, Netoiée de tache terse, Et n'est pas mise par monciaus. Qui bien prend garde aux lionciaus, Aux oiselez, aux besteletes, Qui d'euvres polies et netes, Sont là par diverses couleurs, Ne li souvient de ses douleurs. Or fin, qui tant est agreable, Rose, sinople, argent et sable,
Vermillon et azur et mine. Que les biaus atours enlemine, Reflamboient par estancelles En riches escus et en seles, En çaintures et en tissus, Sur ceus qui sont aux chams issus.
Cointoienement, pro Ornamentum. Guignevil. in Peregr. hum. gen. MS. :
Ibidem :Au lignolet le veus cauchier, Et neuve robe li ballier, Li Cointoier de joielles, De tabletes, de couteles, etc.
Ubi Cangius in Dissert. 1. ad Joinvill. pag. 129. minus recte edidit :Timbres et vestus velués A or batu et à argent, Et à autre Contoiement.
Convitoiment. Se Contoiervero, pro Sibi complacere, applaudere. Mirac. B. M. V. MSS. lib. 2 :
Tex Chante bas et rudement Que Dex escoute doucement, Plus que celui qui se Conitoie, Qui haut organe et haut pointoie.
Racointiervero dicitur de liberiori commercio mulieris cum homine, in Lit. remiss. ann. 1408. ex Reg. 162. Chartoph. reg. ch. 371 :
Le suppliant trouva icelle Jehannete couchée et endormie,... la commença à baisier, et s'esveilla icelle fille,... et lui dist qu'il s'en alast, ou qu'elle feroit noise : à quoy il lui dist qu'il sembloit qu'elle fust à Racointier, et que se ce fust son prestre, elle ne lui deist pas ainsi.